lundi 8 juin 2009

youth pictures of florence henderson - we may be remembered by what we did when we sat down





Willamsburg, Brooklyn, NY.
Film par Paul Tunge.
Actrices: Tatiana Valentin, Sydney Pham.

dimanche 26 avril 2009

Ce n'est que le début

Un extrait de mon fidel "We(f)t Book", le carnet de croquis au papier recyclé, sur lequel les blancs pètent davantage et les croquis au stylo sont d'autant plus brillants.

Confessions d'une styliste, une couturière, qu'un vendredi, après nombreuses nuits blanches à se piquer les doigts, a eu le luxe de s'offrir une sieste sous les premiers rayons de soleil New Yorkais, et le luxe de mettre en encre ses pensées sur deux pages horizontales de son carnet bien rempli :

" J'AI TERMINE.

Je suis tellement KO, ça n'a rien de rigolo. Même mon stylo veut du repos. Je m'étais dit que j'avais pas de pot, mais il s'est avéré que c'était seulement chaud. Il n'y a pas de mal, seulement quelques maux, de tête, de peau, c'est franchement pas très beau...mais l'amour est dans l'air, ça donne envie de plaire, et sincèrement, étant donné son flaire et son savoir faire, il vaut mieux me taire, plutôt que mal-faire.

Je suis la loutre noire, bandit masqué de velours et de paillettes. Rien ne l'arrêtes, cette loutre parfaite. Parmis les fleurs lionnes et les fêtes, elle déguste des cacahuètes. Grillées, sucrées, enrobées, si parfumées. Noix pour noisettes. Chocolat et galipettes. Cocktail de crevettes? Ne soyons pas bêtes. Pour être plus concrête, j'assume et ne regrette. Ainsi, je suis prête. Dévorons chaque obstacle en commençant par leurs TÊTES.

s."

mercredi 11 mars 2009

Observations MTA


Finalement, un des endroits que je préfère malgré tout, jour après jour, mois après mois, c'est le métro. Il y a toujours quelqu'un de légèrement nouveau à observer.

Aujourd'hui, j'étais captivé par un homme juif assis en face de moi. Je me suis précipitée à noter tous les détails qui me paraissaient essentiels. J'ai sorti un stylo, et 
faute de papier, voici ce qui s'est passé:



aquamour

Tout comme le cycle d'eau dans un désert affamé:
Tu es d'abord oasis, pleine et fraîche!
Soudain tu t'assèches, sans laisser de traces dans le vent sablé.
Tes vapeurs sont transparentes dans la chaleur de midi.
Tu t'assembles dans mes yeux, mirage...
Je t'oublies, pour moins souffrir jusqu'à ma mort.
Puis, une fois de plus, tu t'abats sur mes plaines:
Une pluie torrentielle sur 7 mètres carrés.
Et tu recommences à zéro.

dimanche 1 mars 2009

Après une soirée magique sur South 8th Street



Sans jamais oublier le passage obligatoire du matin chez papaya dog, un hot dog avec moutarde et relish partagé, 6h30 du matin, Rachel et moi marchons à toute vitesse pour se réfugier, le froid hivernale est revenu après une semaine incroyable de pluie et de soleil d'automne.

La lumière naturelle n'a jamais été aussi belle qu'elle ne l'a été ces deux dernières semaines, les heures perdues étant les plus magiques.


mercredi 25 février 2009

L'odeur de l'enfance

Sur le chemin du retour, dans un train pas trop rempli, c'est à dire tous les sièges sont pris, et ceux qui ne le sont pas est uniquement dû à un snobisme de choix, je me suis retrouvée sandwiché entre un petit garçon et sa soeur, d'autant plus petite.

Je leur ai offert de me déplacer pour qu'ils puissent se parler (ce qu'ils faisaient déjà sans prêter importance à ma personne qui les séparaient) auquel j'ai eu droit à des regards vides et méprisants qui semblaient dire, "Elle n'a pas encore compris que nous les enfants on s'en fout que vous les adultes vous soyez partout dans notre chemin, on s'en tape complètement, arrêtez de nous parlez!"

Donc, puisque sandwiché par choix, je suis restée assise à écouter leur petite conversation sur qui a fait quoi à la maternelle, la prof était trop si, trop ça (ce qui ne change pas à l'université non plus) et dans combien d'arrêts il faut déscendre. 
Mais pardessus le tout, ce qui m'a captivé était l'odeur de ces enfants; une vraie, bonne odeur d'enfant. Celle que je reconnaissais de mes petits cousins, ou de Clara quand j'étais encore répétitrice à temps pleinement partielle. 
Une odeur de poudre et de nacre, de produits Johnson's & Johnson's.
Une odeur pûre et digeste, et soudainement, je me suis simultanément aperçu de l'odeur des adultes, néfaste et grotesque, transpirante et huileuse, odeur de sex et de divorce, de bouffe chinoise à l'emporter et de leçons de yoga intense. 

Odeurs que nous masquons à coups d'eau de cologne, et de parfum, pour ajouter à notre repertoire d'odeurs l'oubli que celle d'origine était si bonne.

Du coup, sortant du train, découvrant Brooklyn pour la nième fois à l'intersection de Nostrand et Fulton, je me suis sentie un peu déboussolée, carrément perdue, les échaffaudages paraissaient tous plus présents, et j'avais qu'une envie:

Du Coca.

samedi 21 février 2009

A 5h43, un vendredi.

A 5h43, je passe devant Madison Square garden. La nuit tombe et le ciel est indigo. Le vent souffle, la bise des indiens aux plumes.

Mais le ciel indigo ne parvient pas jusqu'au sol. Il s'arrête sur les façades des longs immeubles qui grimpent vers les nuages.

A terre, le sol est bleu. Le sol est bleu néon. Les ampoules grillent et assassinent moustique après mouche. Eux non plus ne parviendront pas au sol, ou si oui, en fragments poussiereux, cendres inexistantes.



Aujourd'hui, tout est calme, les sirènes et les cloches d'église chantent ensemble en parfaite harmonie.

J'ai mal aux côtes.